L’Assemblée nationale française a voté la semaine dernière en faveur d’un crédit d’impôt destiné à soutenir l’industrie du jeu vidéo. La France reconnaît ainsi clairement l’importance culturelle du jeu vidéo. Bravo à la France, mais on garde les studios d’Ubisoft chez nous. Bien essayé.

Le texte adopté impose cependant quelques limites, précisant que :

« N’ouvrent pas droit au crédit d’impôt mentionné au A les jeux vidéo comportant des séquences à caractère pornographique ou de très grande violence, susceptibles de nuire gravement à l’épanouissement physique, mental ou moral des utilisateurs. »

Le Ministère de la Culture ajoute également que ces crédits d’impôt soutiendront « la création des jeux vidéo qui ont une dimension culturelle ».

Alors que l’Allemagne tente d’étendre à toute l’Europe ses projets de législation visant à limiter la diffusion de jeux vidéo violents, la France devra donc déterminer ce qui constitue une « dimension culturelle » suffisamment développée pour qu’un jeu soit soutenu par de l’argent public. Il ne s’agit pas du climat idéal pour réfléchir à cette question. Alors que personne ne voit d’opposition intrinsèque entre contenu violent et culture lorsqu’il est question de cinéma ou de littérature, la situation est en effet différente en matière de jeu vidéo…