Quand Linden Labs annonce que le monde virtuel de Second Life compte désormais deux millions de « résidents », qu’est-ce que ça signifie au juste? C’est la question que semblent se poser de plus en plus de blogueurs depuis quelques jours. Le nombre officiel de résidents serait en effet de beaucoup supérieur au nombre d’utilisateurs réels.

Ce n’est pas exactement ce que j’appellerais une surprise. En effet, même si j’ai créé un avatar l’an dernier afin d’explorer les possibilités du « jeu », je ne visite à peu près jamais Second Life. Comme plusieurs, je fais probablement malgré tout partie des statistiques qui contribuent à attirer l’attention des médias sur le sujet et à légitimer un article ou un reportage. Pour un journaliste, une histoire sur des gens étranges qui se construisent des vies virtuelles dans un univers synthétique digital peut parfois être aussi attirante qu’un pot de miel pour un ours.

Second Life n’est pas le Metaverse de Neal Stephenson. C’est surtout un monde virtuel doté d’un interface utilisateur rebutante qui a néanmoins beaucoup de succès sur le plan des relations publiques.