Il semble qu’Anshe Chung, l’un des plus célèbres avatars de Second Life, soit devenue le premier personnage virtuel à rendre son propriétaire (Ailin Graef) millionaire. Pour être plus précis, soulignons qu’il ne s’agit pas d’une fortune sous forme d’argent sonnant et trébuchant, mais bien de la valeur totale estimée de ses biens virtuels, selon le cours actuel du marché.

Même si on exagère parfois l’importance réelle du phénomène Second Life, cette annonce constitue une bonne illustration d’un phénomène souligné depuis un moment déjà : l’apparente frontière entre le monde « réel » et les mondes « virtuels » est plus que poreuse sur le plan économique.

L’histoire Ailin Graef est bien sûr l’exception. Faire fortune dans Second Life n’est pas à la portée de tous et il faut se méfier des chiffres officiels en ce qui concerne les sommes colossales qui y sont transférées quotidiennement. Même les compagnies et organismes gouvernementaux qui décident de s’établir dans cet univers peinent à prendre leur place. Néanmoins, l’événement demeure un symbole puissant.

Un million de dollars. Avec des biens virtuels. En deux ans et demi. Est-ce quelque chose serait en train de se passer?