Le Sommet international du jeu de Montréal s’enrichit d’un Symposium dédié aux Serious games.

Quelqu’un a trouvé une meilleure traduction que « jeu sérieux » pour cette expression?

Je suis perplexe. Le gagnant du Grand concours du jeu vidéo canadien de Téléfilm Canada vient d’être dévoilé et le résultat est un peu surprenant. Comme je n’y ai évidemment pas joué, je ne peux pas parler de la qualité du jeu lui-même. Mais quelque chose m’agace…

Le mandat de Téléfilm Canada comporte deux volets à la fois complémentaires et (potentiellement) contradictoires. D’une part, la société fédérale soutien financièrement l’industrie audiovisuelle canadienne dans le but de favoriser sa santé économique. L’objectif est d’avoir des entreprises concurrentielles qui emploient des travailleurs et qui participent à l’économie du pays. D’autre part, Téléfilm Canada se donne également comme mission de « stimuler la création d’oeuvres et de produits culturels ».

Visiblement, cette seconde facette du mandat de la société n’a pas pesée très lourd dans le choix du gagnant. Ce concours aurait pu être l’occasion de mettre de l’avant le potentiel du jeu vidéo en tant que vecteur de contenus culturel et en tant que forme d’expression artistique. On a plutôt choisi d’appuyer un logiciel conçu pour réduire le stress de ses utilisateurs à travers une série d’exercices interactifs. Donnerait-on un prix de littérature à un livre de cuisine?

Bien sûr, je me réjouis que Téléfilm Canada appuie le jeu vidéo. Je me réjouirai cependant encore davantage lorsque les productions retenues pour le financement l’auront été pour leur caractère culturel et artistique.

Raph Koster présente Metaplace.

L’aube d’une nouvelle génération de mondes virtuels polyvalents?

Après une comparaison des versions virtuelles de Québec dans Second Life et dans Project Gotham Racing 4, le retard du supposé plus important monde synthétique virtuel par rapport aux jeux vidéo traditionnels devient flagrant.

Le nouveau défi que propose Kokoromi aux développeurs de jeux underground est annoncé. Ça promet.

Petit film très réussi sur le jeu d’ordinateur le plus efficace pour tuer le temps dans un cubicule.

L’idée de Danny Ledonne a été recyclée et un jeu amateur inspiré des événements de Virginia Tech a été mis en ligne sur le site Newsground.com. Je n’y ai joué que quelques instants. À première vue, à part le fait évident d’être provoquant à l’extrême, ce jeu ne présente pas de caractéristique digne de mention.

Les paris sont donc ouverts. Combien de temps avant que les médias ne s’emparent de cette histoire? Combien de temps avant qu’un politicien ne se serve de cet exemple pour tenter de légitimer une législation sur les jeux vidéo violents en omettant de mentionner qu’il s’agit d’une production qui échappe complètement aux règles imposées à l’industrie?

Je ne connais pas vraiment ce site.

Si on se fie à ces archives, le mot « vidéoludique » est répertorié depuis août 2000.

Selon la définition actuelle, qui n’a d’ailleurs pas évolué depuis 7 ans, il s’agirait d’un « néologisme récent et plutôt rare. » La recherche Google qui m’a conduit vers cette définition indique pourtant 516 000 occurrences.

Sauf que le mot « courriel » en génère 94 600 000.

En utilisant Google comme outil de mesure, à partir de quel seuil un mot passe suffisamment dans l’usage pour cesser d’être un « néologisme récent et plutôt rare » ?

Deux jeux qui n’ont pas grand chose en commun excepté que les protagonistes utilisent des armes à feu et que l’action se déroule dans des endroits qui s’inspirent fortement de lieux réels. Dans les deux cas, on assiste à une condamnation de la part des autorités locales de l’idée même qu’une version virtuelle des rues de leurs villes soit utilisée à de telles fins. La sortie de Rainbow Six Vegas avait suscité le même genre de réaction l’été dernier. Un peu paradoxal, quand on considère le nombre de séries télévisées ou de films violents qui sont tournés dans les rues réelles de villes comme New-York ou Las Vegas…

En ce qui concerne les versions virtuelles? Selon certaines rumeurs, il faudra apprendre à vivre avec ces simulations de plus en plus nombreuses…

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